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APRES MAASTRICHT
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• Les premiers accords interprofessionnels
En décembre 1995, le premier accord européen est conclu. Il porte sur le congé parental.
En juin 1997, un deuxième accord est signé sur le temps partiel.
En mars1999, un nouvel accord sur le travail à durée déterminée
• Et la poursuite de l’adoption de directives
La directive sur les comités d’entreprise européens est adoptée à l’issue d’un marathon de plusieurs années en septembre 1994. C’est une directive essentielle du dialogue social européen puisqu’elle étend ce dernier au niveau de l’entreprise.
• L’emploi : question d’intérêt commun
En 1997, Traité d’Amsterdam, renforce le cadre et les instruments de la politique sociale, et met fin à l’exception sociale britannique. L’emploi devient une question d’intérêt commun et doit donner lieu à l’élaboration d’une stratégie coordonnée
• Une politique pour l’emploi
Le sommet européen de Luxembourg lance la stratégie européenne pour l’emploi constituée notamment par les lignes directrices.
Les Conseils européens de Lisbonne, mars 2000, et de Stockholm mars 2001, complètent et enrichissent cette politique.
• L’association des partenaires sociaux à la politique économique et sociale
A Nice, décembre 2000, le Conseil européen adopte l’Agenda sur la politique sociale pour cinq ans et donne un rôle central aux partenaires sociaux dans sa mise en œuvre.
Le Conseil européen de Laeken, décembre 2001 confirme qu’un Sommet social se tiendrait désormais avant chaque Conseil européen de printemps.
• Conclusion
Les questions sociales n’étaient pas prévues d’être prises en compte dans le Traité fondateur, celui de Rome.
Or progressivement, le social a fait son entrée dans les préoccupations, les activités, les actes et l’activité de l’Union européenne. Cette pénétration est lente, puisqu’elle s’étale sur une bonne vingtaine d’années. Mais elle ne connaît pas de recul, au contraire. L’acceptation d’un Sommet social annuel marque la reconnaissance de la question sociale et de ses acteurs.
• Cette entrée du social s’explique :
- Une question de légitimité de la construction européenne. Alors que toutes les questions sont prises en charge au plan européen les opinions n’auraient pas compris une indifférence à la question sociale, alors même que cette question était brûlante au plan national.
- Une question de pression des acteurs, notamment de l’acteur syndical. Les partenaires sociaux n’ont eu de cesse d’être considérés au niveau européen comme ils le sont dans la majorité des pays.
- Une question de volonté de lutter contre un dumping social trop évident et une question de culture sociale européenne : comment ne pas faire une place au social et à ses acteurs, quand dans la majorité des pays, c’est le cas, au nom de principes politiques et d’une pratique sociale ?
- La réalité enfin a imposé les questions de l’emploi, de la formation, etc.
• Les formes du dialogue social - Celle de consultation de la Commission auprès des partenaires sociaux, ou d’employeur auprès des représentants des salariés. La consultation peut tenir compte ou non des avis recueillis.
- Celle de la concertation, qui permet la confrontation entre institutions publiques et partenaires sociaux, afin de dégager une position commune.
- Celle de la négociation, en ce cas bipartite entre employeurs et syndicats pour parvenir ou non à un accord.
Ce dialogue dans ces différentes formes se développe à différents niveaux :