Le tripartisme est la concertation régulière entre responsables des organisations d’employeurs et syndicales de salariés et les responsables du gouvernement. Les sujets en discussion portent sur les questions économiques et budgétaires, les politiques d’emploi, de santé, etc.
Cette concertation, régulière, peut soit se dérouler dans des instances créées à cet effet, soit se dérouler de façon informelle, mais toujours avec un rythme régulier.
Aux Pays-Bas, la concertation se déroule dans un comité économique et social de onze représentants des syndicats et des employeurs et de onze experts, dont le président de la Banque nationale. En Belgique, il existe deux comités, l’un pour les questions sociales, l’autre pour les questions économiques.
En Autriche, une concertation tripartite institutionnelle a lieu au sein d’une Commission nationale.
Par contre, dans les pays scandinaves, le dialogue tripartite se déroule sous la forme de rencontres hebdomadaires entre ministres et principaux responsables syndicaux et patronaux.
Les spécialistes des relations professionnelles nomment cette confrontation structurée et débouchant sur des accords ou des conclusions partagées « corporatisme ».
Ce corporatisme est différent de celui mis en place par les gouvernements fascistes en Italie, France, Espagne, où justement les organisations syndicales et patronales étaient dissoutes. Le corporatisme des régimes fascistes est la suppression des corps intermédiaires, alors que celui des pays que nous décrivons est la valorisation des corps intermédiaires.
On doit constater que le tripartisme existe essentiellement dans les « petits pays ».
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