Les critiques à l’encontre des contrats aidés sont nombreuses : trop d’assistance pour les uns, trop de précarité pour les autres. Et puis une évaluation arrive et servira, peut-être à calmer le jeu.
Selon une étude de la DARES publiée en octobre, deux sur trois bénéficiaires d’un emploi consolidé, CEC, précédé d’un contrat emploi solidarité se retrouvent quatre ans après la fin de leur contrat en emploi dont 60% en CDI. Seuls 19% d’entre eux sont au chômage, notamment parmi les plus âgés.
La plupart ont été recrutés en interne par les collectivités territoriales, les établissements public ou les associations qui les employaient en CEC. Il est bon d’insister sur cet aspect à une époque où il est de bon ton de critiquer l’emploi public et le tiers secteur.
Après leur CEC, leurs conditions de vie s’améliorent. Pour six personnes sur dix le revenu augmente, même s’il demeure inférieur à celui de l’ensemble des ménages.
La précarité ne conduit donc pas automatiquement à la précarité et les chômeurs ne sont pas tous inemployables. |