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Que faut-il retenir de la COP 22 ?

mercredi 14 décembre 2016

La 22ème Conférence des parties à la convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP22) s’est tenue du 7 au 18 novembre à Marrakech, au Maroc. Ébranlée par l’élection de Donald Trump, l’assemblée des 197 délégations a su faire face et a adopté les deux principaux textes proposés par la présidence marocaine, à l’issue de ces deux semaines de conférence. Résumé des principaux enseignements.

  • Le nombre de pays ayant ratifié l’accord de Paris s’élève désormais à 111 totalisant plus de 77 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Ce nombre permet l’application de l’accord.
  • La feuille de route de l’accord de Paris sera respectée. Les pays présents s’y sont engagés. Il s’agit, rappelons-le, de « contenir l’élévation des températures en dessous de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels et poursuivre l’action menée pour limiter l’élévation à 1,5°C » par « le plafonnement mondial des émissions de gaz à effet de serre dans les meilleurs délais ».
  • La conférence de Marrakech s’est achevée sur l’adoption d’un calendrier de mise en œuvre de l’accord de Paris. Ainsi les discussions et différentes négociations devront être terminées en novembre 2018, lors de la COP 24 attribuée à la Pologne. Entre temps, l’assemblée a donné mandat aux présidences de la COP 22 (le Maroc) et la COP 23 (qui sera assurée par les îles Fidji à Bonn, en Allemagne) pour organiser des discussions dès mai 2017.
  • Les mesures de soutien aux populations vulnérables. Les négociateurs de Marrakech ont prévu que 20 % des 100 milliards de dollars promis par les États (et pour l’instant non remis en question) seraient destinés au financement de l’adaptation dans les pays en développement d’ici 2020. Pour la Fondation Nicolas Hulot, cette somme est insuffisante. Ce point est celui qui est le plus contesté de la conférence.
  • La COP 22 a résisté à un risque de fracture politique lié à l’élection de Donald Trump, climato-sceptique et isolationniste affiché, à la présidence des États-Unis. L’ensemble des pays présents, la Chine et l’UE en tête, se sont engagés, à agir pour les objectifs acquis à Paris. De plus, d’après un négociateur français, « les pays pétroliers ne sont pas bloquants ».
  • Le monde a changé sur les questions de climat malgré ces aléas politiques. « L’Accord de Paris a connu son premier stress test », a commenté David Levaï, chercheur à l’Institut du développement durable et des relations internationales, évoquant l’élection de Donald Trump, « et il a démontré sa résilience lors de cette COP. Le monde a changé, on a franchi un véritable cap structurel ». La preuve en est dans la multiplication d’initiatives présentées à Marrakech par des coalitions de pays, des villes, des entreprises, des associations… s’engageant pour les énergies renouvelables, des mesures agro-écologiques en Afrique et ailleurs, des systèmes d’alertes météorologiques, l’essor du solaire et de l’éolien et la suppression des gaz réfrigérants…


Sources