Les clés du social Un regard sur le social

Accueil > Environnement économique > Emploi > Un emploi pour les jeunes…mais quel emploi veulent les jeunes (...)

Un emploi pour les jeunes…mais quel emploi veulent les jeunes ?

mercredi 16 juillet 2014

Quand on parle « emploi des jeunes » on le fait le plus souvent en termes quantitatifs, pour dénoncer leurs taux d’emploi trop faibles ou leur taux de chômage trop fort.
Oublierait-on que l’emploi n’est pas qu’un moyen matériel d’existence, mais aussi un moyen d’exister en société, d’être reconnu et de se réaliser ?

Outre la question renvoyée aux entreprises de leurs responsabilités dans l’emploi des jeunes, les militants devraient tirer parti des données du sondage ci-dessous (réalisé par OpinionWay), non seulement pour que leur entreprise embauche des jeunes mais aussi qu’elle veille à la place qui leur est faite et au contenu de leur travail.

Ce travail d’insertion professionnelle durable, auquel on veillait naguère, s’est perdu aujourd’hui et les entreprises exigent des jeunes « prêts à l’emploi » sans avoir à faire d’effort et à prendre leurs responsabilités.

Quel métier convoitent les jeunes interrogés par OpinionWay ?

  1. A la question : quel serait le métier qui vous passionne les réponses sont les suivantes :
    1. faire des tâches variées, non répétitives (89%)
    2. être utile à la société (79%)
    3. créer, innover (66%
    4. aider les personnes en difficulté (64%).
    5. être indépendant (61%)
    6. avoir des responsabilités importantes (55%).
  1. A la question : quels critères privilégiez-vous dans la recherche d’emploi, les réponses (une seule était autorisée) restent très axées sur du qualitatif :
    1. l’intérêt du métier reste le principal critère de choix (26%)
    2. viennent ensuite l’adéquation du métier avec la formation (19%) et la sécurité de l’emploi (18%).

Au final, les jeunes restent pleins d’espoir quant à la possibilité de faire un métier qui les passionne : seuls 9% des jeunes estiment qu’il est impossible de trouver un métier qui correspond à leur métier idéal. Ce degré d’optimisme est partagé par les plus diplômés comme les moins diplômés.

Et si on travaillait à rendre cet optimisme réaliste en agissant sur le contenu et l’organisation du travail ?