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Emploi : lueurs d’améliorations ?

samedi 26 avril 2014

Une reprise modeste en France
Dans sa note de conjoncture publiée le 3 avril, dans la zone euro, la croissance continuerait de se redresser (+ 0,4 % au premier trimestre puis + 0,3 % au deuxième), grâce à la modération de la consolidation budgétaire, au redémarrage du pouvoir d’achat des ménages et à la reprise de l’investissement des entreprises.

Néanmoins, l’élan de l’économie serait variable selon les pays : alors que la croissance resterait forte en Allemagne (+ 0,8 % au premier trimestre, puis + 0,5 % au deuxième) et au Royaume Uni (+ 0,7 % et + 0,6 %), le profil de l’activité serait moins régulier en France et ne progresserait que faiblement en Italie (+ 0,2 % par trimestre) et en Espagne (+ 0,3 % par trimestre).

L’Insee confirme le retour à la croissance de l’économie française au premier semestre 2014, en prévoyant une hausse du PIB, qui sera plus faible au premier trimestre (+ 0,1 %) qu’au deuxième (+ 0,3 %).

L’éclaircie sur le front de l’emploi se confirmerait
Sur le front de l’emploi, la situation continuerait à se redresser avec 53 000 emplois créés au premier semestre 2014, après + 66 000 au second semestre 2013. Parallèlement, les créations nettes d’emplois étant du même ordre de grandeur que la hausse la population active, le taux de chômage se stabiliserait au premier semestre 2014.

Selon une enquête réalisée par Pôle Emploi, les administrations et les entreprises ont l’intention d’embaucher plus en 2014 qu’en 2013. Plus de 1,7 million d’embauches sont prévues, soit 90.000 de plus que l’année passée. Preuve du regain d’optimisme des patrons, 19,5 % des employeurs envisagent au moins un recrutement cette année, un niveau jamais atteint depuis 2010. Autre motif de satisfaction, 35 % des projets d’embauches sont jugés difficiles par les employeurs, contre 40 % l’an dernier. Bref, une embellie semble se dessiner.

Mais l’inversion de la courbe du chômage n’est pas encore certaine : embauche ne signifie pas pour autant créations nettes d’emplois : la hausse des intentions de recrutement pour 2014 tient essentiellement à des perspectives d’embauches à caractère saisonnier. Les perspectives de recrutement non saisonnier, elles, restent stables. Et un tiers seulement des projets d’embauches devraient se traduire par un contrat à durée indéterminée (CDI).

Reste que certains métiers vont tout de même connaître des tensions. Les embauches seront concentrées dans les services, qui représentent les deux tiers des projets. La France aura besoin d’agents d’entretien, de professionnels de l’animation socio-culturelle, de serveurs et de cuisiniers. Ce sont toutefois les ingénieurs en R&D et en informatique que les employeurs redoutent d’avoir les plus grandes difficultés à recruter. Dans 80 % des cas, les difficultés à trouver les employés qualifiés tiennent à l’inadéquation du profil des candidats.