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Evolution du mécénat

jeudi 23 septembre 2010

En temps de crise, le mécénat évolue.

En temps de crise, le mécénat évolue La crise est passée par là : en 2009, après des années d’accroissement, le budget global des mécénats est stable, mais les domaines et les formes de mécénat évoluent.

Des formes d’interventions diversifiées
Les entreprises souhaitent une professionnalisation de leur mécénat, et pour cela ont créé des fondations de plus en plus nombreuses. Dans ces structures, elles peuvent s’entourer de conseils, expertises et autres services pour accroître et mesurer l’efficacité de leur action : elles y sont de plus en plus attentives. Mais la plupart des grandes entreprises en sont maintenant dotées. Bien sûr, la crise a causé quelques reports. En outre la loi de modernisation de l’économie (4 août 2008) a créé une formule plus souple, ne nécessitant pas autant de démarches et de contrôles que les fondations : les fonds de dotation. Les entreprises en viennent souvent à cette formule qui leur permet une totale maîtrise de leur action. Quand elles sont très orientées vers la recherche, elles commencent aussi à mettre en ouvre la possibilité de fondations partenariales avec des universités.

Une évolution des actions
Les entreprises s’impliquent de plus en plus dans les actions qu’elles soutiennent. Elles ne se contentent plus de financer, elles veulent de plus en plus travailler en partenariat avec les structures, associations ou ONG, auxquelles elles font des donations. D’autre part, elles souhaitent de plus en plus que leur mécénat implique leurs salariés. Certaines les incluent dans leurs actions, en bénévoles sur leur temps libre ; d’autres se tournent davantage qu’avant vers le mécénat de compétences, qu’il soit à temps partiel, voire complet pour certains salariés. Le mécénat n’est plus seulement une opération de prestige, on lui donne aussi un objectif de motivation et de consensus interne, donc un facteur qui cherche à apporter du sens et apaiser les tensions du climat social en période troublée.

L’enquête Admical-CSA 2009 quant à elle montre une évolution nette des domaines de mécénat : ils se diversifient eux aussi, mais deux domaines habituellement « poids lourds » - la culture et le sport - souffrent de réduction, alors que les entreprises réorientent leur mécénat vers trois priorités renforcées par la crise : la solidarité face à la vulnérabilité et aux difficultés de nombreuses personnes, l’environnement et la recherche, pour préparer l’avenir. Le mécénat ne se contente pas d’être un signe extérieur de richesse, il est à la recherche d’une image de responsabilité.
On n’oublie pas l’image mais on la veut plus éthique.


PS :

À partir de cet intérêt pour le social des entreprises mécènes, pourquoi pas du mécénat pour le site « clesdusocial.com » ?