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Formation professionnelle : le Français critique

samedi 11 mai 2013

Les Français considèrent que la politique de formation professionnelle ne va pas assez vers ceux qui en ont le plus besoin, ne répond pas aux besoins du marché du travail (79 %),

Selon une enquête de l’IFOP pour Acteurs publics et Ernst et Young, les trois quarts des Français pense que l’argent public (essentiellement Régions, Pôle emploi, État) n’est pas utilisé de façon efficace (tout à fait inefficace : 19 %, plutôt inefficace : 57 %). ; contre 24 % qui considèrent que son utilisation est efficace (1 % tout à fait efficace, 23 % plutôt efficace). Les ouvriers sont encore plus critiques (17 % seulement pour « efficace »), les jeunes (36 %) et les proches du parti socialiste (36 %) sont plus positifs.

Pourquoi cette critique ?

Essentiellement parce que les Français considèrent que la politique de formation professionnelle ne va pas assez vers ceux qui en ont le plus besoin, ne répond pas aux besoins du marché du travail (79 %), avec là aussi des réponses plus optimistes des mêmes groupes sociaux.

Pour les Français interrogés, la formation professionnelle devrait être orientée en priorité vers les demandeurs d’emploi (39 %), les jeunes sans qualification (37 %), les salariés les plus faiblement qualifiés (19 %). Les seniors (plus de 50 ans) ne recueillent que 5 % des réponses !

Dans leur esprit, les acteurs économiques et sociaux font mieux que les acteurs publics. Ils créditent d’une capacité à piloter la politique de formation les branches professionnelles à 44 % et l’Afpa à 24 %. Les Régions n’arrivent qu’à 17 %, l’État à 8 % et Pôle emploi est dernier à 7 % des réponses.

La formation professionnelle doit être un thème central de la deuxième Conférence sociale en juin 2013, avant une probable négociation et une loi prévue pour la fin de l’année. Or, la question centrale est bien celle-là : vers qui la formation professionnelle doit-elle être prioritairement dirigée ? Les réponses de ce sondage indiquent comme cibles principales l’insertion professionnelle et la qualification, avant l’accompagnement des salariés dans le maintien de leur employabilité et son augmentation qui, pourtant, sont, elles aussi, importantes pour le maintien dans l’emploi et la sécurisation des parcours professionnels.