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Forte baisse du nombre de demandeurs d’emploi en 2019

samedi 29 février 2020

Les très bons chiffres du quatrième trimestre 2019 confirment l’embellie que l’on percevait tout au long de 2019. L’année se termine par une baisse de 2,9 % pour les chômeurs de catégorie A, B et C tenus de rechercher un emploi. Mais les baisses se retrouvent dans toutes les catégories : catégorie D : personnes en formation, en maladie… et catégorie E : personnes créatrices d’entreprises ou en contrat aidé par exemple. En cause : des créations d’emplois plus dynamiques et supérieures à l’augmentation de la population active.

Le nombre de personnes au chômage en France

Au quatrième trimestre 2019, en France métropolitaine, le nombre de personnes inscrites à Pôle emploi et tenues de rechercher un emploi (catégories A, B, C) s’établit à 5,442 millions. Parmi elles, 3,308 millions de personnes sont sans emploi (catégorie A) et 2,134 millions exercent une activité réduite (catégories B, C). La baisse du nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A est de 1,7% (–55 700 personnes) au quatrième trimestre 2019. Ce qui n’avait pas été vu depuis le 4ème trimestre 2007.

La baisse touche tous les âges et toutes les régions, à l’exception de la Corse

Effet amplificateur, les services de l’État constatent que la baisse touche tous les âges. Ainsi le nombre de personnes en catégorie A baisse de 1,4% sur douze mois chez les moins de 25 ans, de 4% pour les personnes âgées de 25 à 49 ans, et de 2,1% pour celles âgées de 50 ans et plus. Elle touche également les hommes (-3,2% sur un an en France métropolitaine) et les femmes (-3,1%).

La baisse concerne 12 régions métropolitaines sur 13, seule la Corse reste à l’écart. Les territoires ultramarins sont aussi touchés par ce mouvement positif.

Des créations d’emploi plus dynamiques

l’Insee table sur 263 000 créations d’emploi nettes sur l’année, dont 215 000 dans le secteur marchand contre 230 000 en 2018. Pour Selma Mahfouz, la directrice de la Dares (ministère du Travail), « ces créations ont été plus fortes que ce que la croissance, prévue à 1,3%, nous laissait espérer ».

Un effet CICE est perçu par les services statistiques de l’État. En particulier, la transformation du CICE en allégements de cotisations patronales début 2019 « aurait contribué à enrichir la croissance d’environ 30 000 emplois » selon l’Insee. Et selon l’Acoss (la banque de la Sécurité sociale), les déclarations d’embauche de plus d’un mois ont atteint leur plus haut niveau en 2019, même si elles ont « légèrement » baissé de 0,8 % au dernier trimestre.

Pour la Banque de France les gains de pouvoir d’achat, tout au long de l’année 2019, effet des mesures gouvernementales, et la bonne résistance de l’économie française, ont permis de maintenir le niveau « élevé » de créations d’emplois.

En conclusion, même si l’activité de l’Hexagone reste marquée par la conjoncture internationale et des sujets sensibles comme le Brexit, pour le premier semestre 2020, l’Insee prévoit une progression toujours supérieure à celle de la population active. Les services de l’État attendent aussi une baisse durable du chômage dans les années à venir. Des nouvelles positives, mais qui demandent de continuer à lutter pour faire reculer le chômage De plus il faudra être vigilant sur la non prise en compte des salariés ayant peu d’heures travaillées dans la nouvelle règlementation mise en place en avril 2020 (réforme de l’assurance-chômage).


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