| ...Renouvellement des cadres militants, mise en cause par l’opinion, difficultés de rassembler les adhérents et de construire des propositions partagées par le plus grand nombre.
Sans doute, les organisations patronales ne connaissent pas la crise d’adhésion des organisations syndicales. Le nombre de cotisations, qui sont versées par les entreprises et non par les chefs d’entreprise, ne doit pas être en fort recul. Mais il y a problème dans l’engagement et la participation des responsables d’entreprise dans leurs organisations.
Le discours patronal sur l’autonomie d’action de l’entreprise finit par produire une culture de non participation aux différentes institutions de représentation des chefs d’entreprise. Cela est sensible chez la nouvelle génération de chefs d’entreprise et en particulier dans les nouvelles entreprises, de la net économie, par exemple.
Les grandes entreprises sont poussées à faire face toutes seules à leurs problèmes. Elles estiment avoir les moyens, par appel à des consultants par exemple, de régler leurs problèmes y compris en obtenant les rendez-vous utiles avec les responsables politiques ou autres. Les responsables des grandes entreprises admettent difficilement de s’effacer dans les médias au profit de leurs représentants institutionnels. La mondialisation, l’européanisation, éloignent le niveau de la représentation patronale et favorise le jeu solitaire des grandes entreprises.
La diversité des entreprises, de leurs situations, besoins, environnement, rend toujours plus difficile la construction d’une réponse qui satisfasse tout le monde. Le bouleversement des modes de management, des techniques de production, multiplie les demandes de solutions, de réflexions qui s’adresse à une représentation patronale pas toujours à même d’y faire face.
Enfin, une part de l’opinion publique est hostile à l’action des entreprises et de nombreuses ONG mettent en cause leur rôle dans la mondialisation. L’entreprise multinationale est épiée.
Ce sont les entreprises, ou plutôt leurs responsables qui détiennent une large part de l’avenir des organisations patronales. Mais leurs grandes fonctions devraient demeurer : le lobbying apparaît toujours aussi nécessaire, même s’il doit se développer davantage dans un cadre européen et mondial. Le partenariat social peut évoluer. Mais la question sociale reste une exigence d’intérêt particulièrement forte chez les PME.
Les nombreux rapports, colloques sur la responsabilité sociale des entreprises montrent l’intérêt apporté par les sociétés et leurs institutions au comportement social des entreprises. |