| Confrontés à d’importants besoins de recrutements, la profession artisanale s’efforce de rendre ses conditions d’emploi plus attractives : revalorisation des grilles de salaires, formation professionnelle. Les responsables veulent aussi réduire certaines inégalités du fait de la taille des entreprises. Ils songent ainsi à étendre par la négociation l’intéressement et les chèques vacances.
L’UPA réclame aussi l’extension de la TVA à 5,5 % comme dans le bâtiment et un élargissement de l’assiette des cotisations sociales.
Enfin, l’UPA demande une réforme de l’orientation scolaire afin de mettre sur un pied d’égalité filière de l’enseignement général et filières professionnelles.
Une partie du monde artisanal participe à la lutte pour l’intégration professionnelle.
Il arrive que l’UPA soit en désaccord avec les autres organisations patronales. Trois sources de conflits ont éclaté au grand jour ces dernières années :
- L’UPA n’a pas combattu frontalement les 35 heures comme le MEDEF. Attentive à ce que les inégalités dans les conditions d’emploi ne s’accroissent pas à cette occasion, l’UPA a négocié avec le gouvernement socialiste sans polémique publique. Les petites entreprises ont d’ailleurs été épargnées par les lois Aubry et les gouvernements qui ont suivi.
- Contrairement au MEDEF et à la CGPME, l’UPA n’a pas démissionné des instances de gestion de la Sécurité sociale, et elle siège dans les CAF comme seule représentant des employeurs.
- L’UPA a signé un accord sur le dialogue social avec les cinq confédérations syndicales, avec notamment la création d’une cotisation de 0,15 % pour financer les acteurs de la négociation collective. L’UPA poursuit l’objectif d’ouvrir ensuite des négociations pour généraliser intéressement et chèque vacances. Le MEDEF et la CGPME se sont opposés à l’extension de cet accord, y compris dans les tribunaux. Ayant gagné, l’UPA a reproché au gouvernement lors de son dernier congrès tenu à la fin de l’année 2005 de ne pas oser étendre l’accord devant l’opposition des deux autres organisations patronales.
Contrairement à la CGPME, l'UPA soutient que le dialogue social doit privilégier les négociations de branches et que la représentativité des partenaires sociaux doit s'appuyer sur les résultats d'élections.
Le nouveau président laisse entendre que le champ d'adhésion de l'UPA pourrait aller au-delà du seuil des 20 salariés. Menace pour la CGPME ? |