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../Les Indicateurs/Repères/.. mis en ligne le 01/03/2009
La société de la connaissance
 
Extrait du rapport « Repères statistiques n°4» 2008 du Conseil économique, social et environnemental.
L’accès au savoir :

Les chiffres du nombre de jeunes sortants du système scolaire sans diplôme au-delà du brevet atteignent encore 18,4 %. Même si ce taux a baissé de moitié depuis 1980 (38,9 %), les exigences de diplômes pour l’emploi ont énormément augmenté. Cela se confirme par le taux de chômage de cette même population, avec 13,2 % ces jeunes sans diplôme ont un taux de chômage double de celui des autres de leur classe d’âge (5,2 à 5,6 % pour les diplômés du supérieur, 7,1 à 7,8 % pour les possesseurs d’un bac ou d’un diplôme de niveau V).

La dépense formation professionnelle continue y compris l’apprentissage, même si on lui consacre une masse financière croissante, baisse non seulement en pourcentage de la masse salariale (1999 : 3,3 %, 2005 : 2,90 %), mais aussi en pourcentage du PIB (1993 : 1,92 %, 2002-2005 : 1,50 %). L’explication de rationalisation des dépenses suffit-elle ? Comment se préparent l’innovation et la compétitivité avec ces diminutions ?

Enfin, l’accès à internet haut débit, s’il est généralisé dans les entreprises (88 %, et la France fait alors partie du peloton de tête dans l’Union européenne), ne touche encore que moins de la moitié des Français, moins que la moyenne européenne). On voit que la « fracture numérique » n’est pas encore résorbée.

Le niveau de développement de la société de la connaissance

En matière de recherche et développement, la part du PIB qu’y consacre la France est en perte de vitesse : après avoir progressé de 1,9 %en 1981 à 2,37 % en 1993, le taux est redescendu à 2,16 % en 2004. On peut poser la même question sur la volonté d’investissement de la France dans l’innovation et la modernisation. C’est un des rares pays, avec le Royaume Uni et les Pays-Bas à connaître une baisse sur cette décennie et on peut craindre cette prise de retard par rapport aux autres pays développés (Suède : 3,90 %, japon : 3,30 %, USA : 2,65 %, Allemagne : 2,50 %) ne soit lourd de conséquences dans l’avenir. Or on sait que l’État y instille une part du PIB autour de 1 %, à l’équivalent des autres pays, mais que c’est la recherche privée qui est déficiente), et Rexecode vient d’analyser les difficultés économiques françaises comme due à l’affaiblissement du tissu d’entreprises, à part les entreprises du CAC 40 (à le suivre, on pourrait presque parodier un titre célèbre : « le CAC 40 et le désert français »).

La position de la France est moins défavorable en matière de dépôt de brevets européens où la France est 4ème. Mais elle dépose 2 fois et demi moins de brevets que l’Allemagne ou le Japon pour un rapport de population qui n’est que de 1,5 à 2. La France se situe très loin des pays du Nord de l’Europe et du Japon pour le rapport entre le nombre de brevets « high tech » déposés et le nombre d’habitants.

Ainsi se confirme des points de faiblesse de l’économie française où on ne mise pas assez sur le capital humain, la matière grise pour optimiser les capacités d’innovation et de progrès. Beau sujet d’initiatives pour  les plans de réponse à la crise financière et économique.

 
notes
 
 
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