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L’exercice d’une activité réduite favorise l’accès à un emploi durable

dimanche 23 décembre 2012

Une enquête de l’Unedic fait ressortir les effets plutôt positifs du passage par l’activité réduite sur la qualité du travail retrouvé après la sortie des listes de Pôle emploi. Le dispositif d’activité réduite,voulu par les partenaires sociaux, a pour objectif de limiter le risque d’éloignement de l’emploi durable.

L’enquête de l’Unedic fait ressortir les effets plutôt positifs du passage par l’activité réduite sur la qualité du travail retrouvé après la sortie des listes de Pôle emploi. Le dispositif d’activité réduite, encadré par la convention d’assurance chômage, a été voulu par les partenaires sociaux pour limiter le risque d’éloignement de l’emploi durable. Il permet, sous certaines conditions, d’articuler les revenus tirés d’une activité professionnelle avec l’indemnisation du chômage, en tenant compte de la durée de l’emploi et de son revenu.

Les effets sur l’accès à l’emploi

En 2011, 1,1 million d’allocataires de l’assurance chômage ont été concernés par ce dispositif, 51,7% d’entre eux cumulant allocations et revenus d’activité.

Selon l’enquête, 61,4% des personnes interrogées qui étaient en activité réduite au deuxième trimestre 2011 occupent un emploi en février 2012. Parmi elles, 26,3 % (essentiellement des moins de 50 ans et des diplômés) sont sorties des listes de Pôle emploi, tandis que 35,1 % (notamment femmes et des personnes de 50 ans ou plus) sont toujours en activité réduite, qu’ils soient indemnisés ou non. Par ailleurs, les personnes passées par l’activité réduite ont obtenu des contrats plus durables que ceux conclus par les autres indemnisés : 43,5 % ont accédé à un contrat à durée indéterminée, contre 39,3 % pour l’ensemble des sortants des listes de Pôle emploi. De plus, lorsque les personnes quittent l’activité réduite pour un contrat précaire (CDD, intérim, etc.), la durée de celui-ci est plus longue : au moins un an pour 20,1 % des personnes ayant exercé une activité réduite, contre 8,3 % pour l’ensemble des sortants des listes de Pôle emploi.

En revanche, les personnes toujours en activité réduite au moment de l’enquête exercent des contrats plus précaires que celles qui sont sorties des listes de Pôle emploi. Elles sont plus de deux fois plus nombreuses à travailler en intérim, la proportion de CDI est deux fois plus faible, et quand elles sont en CDD, la durée de leur contrat est plus courte.

Pour autant les personnes en emploi ne sont pas pleinement satisfaites : 43 % recherchent une meilleure rémunération (par un autre emploi en complément ou non de l’actuel à temps partiel), ou un emploi plus intéressant.

Les autres avantages de l’activité réduite

Selon l’Unedic, si près de deux tiers des personnes interrogées déclarent avoir accepté l’activité réduite à défaut d’avoir obtenu un emploi plus attractif, les deux tiers des interrogés ont été attirés par le métier exercé, le secteur d’activité ou l’entreprise. Les deux incidences positives les plus mentionnées sont la proximité au marché du travail (33,7%) et l’acquisition d’une expérience professionnelle (23%). Enfin, malgré des démarches contraignantes pour obtenir le cumul des allocations avec les revenus d’activité, ceux qui ont bénéficié d’une activité réduite jugent que les conditions de mise en oeuvre sont simples.

 [1]


PS :

voir le dossier sur le site de l’UNEDIC : http://bit.ly/16Z19Zt


Notes :

[1UNEDIC, Éclairages n°4, septembre 2012.