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L’intérêt du diplôme

mardi 30 janvier 2007

Mieux vaut être un garçon diplômé qu’une fille sans diplôme...telle est la leçon traduite ici,...

Mieux vaut être un garçon diplômé qu’une fille sans diplôme...telle est la leçon traduite ici, de façon sommaire, de l’enquête conduite par le CEREQ et publiée dans son Bref d’octobre 2006. Elle annalyse le devenir d’une génération sur plusieurs années.

La première année, les diplômés du supérieur sont à 80% en emploi, les diplômés du secondaire le sont à 73%. Les non diplômés ne sont que 60% en emploi. La troisième année, un cap est franchi : les diplômés du supérieur sont à 92% en emploi, les diplômés du secondaire à 82%, les non diplômés à 66%. Ces derniers ne seront en emploi, la septième année, qu’à 72%, alors que les diplômés sont presque tous en emploi.

Autre différence - celle selon le type de contrat de travail - : la septième année, les diplômés du supérieur sont à 85% en CDI, les diplômés du secondaire le sont à 71% tandis que les non diplômés ne sont en CDI que pour 52% d’entre eux.

En entreprise, cette génération va progresser : les non qualifiés passent de 31% à 18% en sept ans et la proportion de cadres passe de 12 à 18%. Mais cette promotion professionnelle, qui s’accompagne d’une progression de salaire, est d’autant plus rapide que le jeune est diplômé. Cette promotion est facilitée par les changements d’employeurs. 74% des jeunes ont changé d’employeur dans les 7 ans.

La promotion des hommes est plus rapide que celle des hommes. Cette génération est encore frappée par l’inégalité professionnelle entre les hommes et les femmes. Sera-t-elle la dernière ?

Une note d’information du ministère de l’Education parue en décembre 2006 donnait, elle, des indications sur les conditions d’acquisition d’un diplôme d’enseignement supérieur. Trois ans après leur entrée à l’université, 75% y sont encore, mais seuls la moitié ont eu une scolarité normale. Un quart a redoublé, un cinquième a changé d’orientation, 8% ont abandonné. Et que dire devant ce constat : trois ans après leur bac, un tiers des étudiants disent ne pas avoir de projet professionnel !