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La place des entreprises de taille intermédiaire dans l’économie et l’emploi

samedi 16 septembre 2017

Définies depuis la loi de modernisation de l‘économie de 2008, ce sont les entreprises de taille intermédiaire (ETI), de 250 à 5 000 salariés et de chiffre d’affaires inférieur à 1,5 Mds€ ou d’un bilan inférieur à 2 Mds€ et, beaucoup moins nombreuses, celles de moins de 250 salariés faisant plus de 50 M€ de chiffre d’affaires et de plus de 43M€ en bilan.

On dit souvent qu’il n’y en a pas assez en France. Qu’en est-il ? Et quelle est la situation actuelle ? Quel est leur poids dans l’économie et l’emploi ?

Leur importance dans l’économie française

Quelques chiffres montrent leur importance dans l’économie française et l’emploi :

  • 3,3 M emplois (4 M dans les grandes entreprises, 3,7 M dans les PME, 2,5 M dans les microentreprises), ces nombres parlent d’eux-mêmes sur l’importance des ETI, dont en particulier 36 % des emplois industriels,
  • 27 % du chiffre d’affaires et 24 % de la valeur ajoutée des entreprises,
  • 70 % des ETI exportent, pour 160 Mds€, soit 1/3 des exportations françaises :
    • 25 Mds€ de produits agricoles et agroalimentaires,
    • 37 Mds€ d’équipements industriels, matériel électrique, électronique, informatique,
    • 14,7 Mds€ de matériels de transport,
    • 76 Mds€ d’autres produits industriels : métallurgiques (22,7 Mds€), chimiques et parfums et cosmétiques (13 Mds€), pharmaceutiques (10,5 Mds€), textile et cuir (8 Mds€).

Panorama des ETI

Leur nombre est de 5 300 entreprises, contre 12 000 en Allemagne, 10 000 au Royaume-Uni et 8 000 en Italie.

13 % ont moins de 250 salariés, 36 % ont entre 250 et 499 salariés, 51 % de 500 à 4 999.

42 % sont dans le commerce, les transports, l’hébergement restauration, 33 % dans l’industrie et la construction, 26 % dans les services.

57 % ont un caractère innovant.

64 % sont patrimoniales, 45 % sont familiales. ¼ sont des établissements d’entreprises étrangères - soit plus de la moitié des implantations étrangères - et emploient plus de 900 000 salariés. 31 % ont au moins une implantation à l’étranger, dans l’UE pour 70 % d’entre elles, avec 18 % des effectifs.

2/3 de leurs sièges sociaux sont dans les régions, d’où une importance pour les tissus régionaux d’activités et d’emplois. Et la participation aux pôles de compétitivité de nombreuses ETI est un facteur essentiel de développement de leurs activités de R&D dans les régions.

Perspectives 2017

Les ETI sont optimistes, car leurs perspectives d’activités sont les meilleures depuis 5 ans. Les carnets de commandes se sont bien remplis en 2016 et cela devrait continuer en 2017 ; on en attend de même pour les exportations. ¼ des ETI ont créé au moins une filiale en 2016, en France ou à l’étranger et 28 % ont des projets de création en 2017. Les prévisions en termes d’emplois sont aussi très positives : solde positif de 25 % des opinions de projets d’emplois nouveaux dans les ETI en France, 13 % dans leurs implantations à l’étranger.

Tous ces éléments chiffrés montrent qu’il s’agit d’une catégorie dynamique d’entreprises, qui progresse et assure des créations d’emplois, même pendant les années de crise. D’où son importance. Or, la comparaison avec d’autres pays européens où le nombre d’ETI est encore bien supérieur pose question. Car en France, le passage de PME à ETI est insuffisant, et leur manque d’accompagnement est souvent mis en cause (prêts bancaires, conditions de transmission…). Leur internationalisation est encore souvent à la marge de leur activité. Les ETI représentent pourtant un élément clé dans la croissance de l’économie et de l’emploi de notre pays.


Références