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La VAE en 2014 : les chiffres restent en baisse

mercredi 17 août 2016

Les chiffres

En 2014, 62 300 dossiers de candidatures à un titre professionnel délivré par un certificateur ministériel ont été jugés recevables pour la VAE (validation des acquis de l’expérience). 42 700 candidats se sont présentés devant un jury pour obtenir tout ou partie d’un titre ou d’un diplôme et, parmi eux, environ 25 700 candidats ont obtenu une validation totale. Il faut y ajouter l’accès VAE aux CQP de branches inscrits au RNCP, répertoire national des certifications professionnelles, les titres professionnels d’organismes privés et de Chambres consulaires pour lesquelles il n’y a pas de statistiques disponibles.

Au global, ces chiffres sont en baisse depuis 2011, notamment pour l’Éducation nationale, premier certificateur par la VAE (près de 50 %). La Santé, deuxième avec ¼ des demandes, a rattrapé en 2014 une petite partie de sa baisse précédente. Au contraire, le nombre de VAE du ministère de l’emploi, troisième certificateur, a augmenté de 26 % après 4 années en baisse. Et les chiffres du ministère de la culture ont triplé entre 2010 et 2013 grâce à l’ouverture à la VAE des formations des enseignants de la danse et de la musique, qualification devenue obligatoire pour enseigner.

De même, le nombre de candidats qui se sont présentés à un jury sont en nette baisse depuis 2012, ainsi que ceux qui ont obtenu une certification. En 2014 cependant, 60 % des candidats présentés ont eu leur certification complète et 28 % une validation partielle ; 12 % n’ont rien validé.

Portraits

Les candidats sont à 72 % des femmes, particulièrement pour les certifications du ministère de la Santé et des Affaires sociales (96 %) et de l’Éducation nationale (67 %). 70 % des candidats sont en emploi, près de 30 % sont au chômage, avec de nettes différences selon les secteurs. 70 % ont entre 30 et 49 ans, 10 % seulement ont moins de 30 ans (3 années d’expérience professionnelle dans le diplôme sont exigées).

Les candidats ont pu demander une des 2 200 certifications accessibles, dont plus de 500 de l’enseignement supérieur et de la culture. Pour les autres 1 600 certifications ministérielles, seules la moitié des certifications possibles ont été demandées, et même le choix de la moitié des candidats s’est fait sur une dizaine, aide soignant, auxiliaire de vie sociale, CAP petite enfance, éducateur spécialisé, auxiliaire de puériculture...

Comme les années précédentes, les candidats ont visé à 70 % un titre ou diplôme de niveau Bac (niveau IV) ou CAP-BEP (niveau V). Les 30 % restants demandent un diplôme des niveaux du supérieur, surtout BTS et licences professionnelles.

Au final

Depuis la mise en place du dispositif en 2002, plus de 300 000 personnes ont obtenu une certification ministérielle par la voie de la validation des acquis de l’expérience, preuve de son utilité. Mais cela reste un petit nombre, sans le comparer avec la formation initiale, mais par rapport au nombre de diplômes obtenus par la formation continue. Par exemple seulement 10 % des diplômes professionnels et technologiques de l’Éducation nationale obtenus hors formation initiale l’ont été par la VAE, dont 5 % des CAP, 2 % des BEP et 30 % des bacs professionnels.

Mis en cause, la lourdeur du processus, l’ampleur du travail de préparation, sans oublier la sous autoévaluation de certains et surtout, il ne faut pas l’oublier, le peu d’information et communication sur les possibilités de la VAE ces dernières années tant au niveau général que dans les entreprises. Un point à reprendre par tous les acteurs du système, les différents ministères et en particulier l’Education Nationale, les conseils régionaux et les partenaires sociaux.


Sources