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Le travail à distance toujours apprécié des français

mercredi 30 mai 2018

Selon un récent sondage Harrys Interactive réalisé pour Enedis, près de 2/3 des actifs français seraient prêts à travailler au moins partiellement à domicile. Même s’ils pointent des risques, ceux-ci ne contrebalancent pas tous les bénéfices qu’ils pourraient trouver dans le télétravail.

Le travail prend toujours plus de place dans la vie des actifs

En dehors du temps de travail, 82, des salariés et 92 % des cadres déclarent penser à leur travail et aux tâches qu’ils doivent réaliser. 60 % (88 % des cadres) disent consulter leurs mails professionnels et plus de la moitié admettent travailler chez eux dont près d’un quart au moins une fois par semaine. Ces chiffres montrent s’il en était encore besoin, que la frontière entre vie personnelle et travail est de plus en plus tenue.

Le télétravail apprécié par les travailleurs

Pas étonnant donc que les actifs français soient séduits par le télétravail dont 51 % par une combinaison travail au domicile et dans l’entreprise. Cette dernière formule est encore plus plébiscitée par les télétravailleurs eux-mêmes (65 %).

Si, sur l’ensemble des actifs, 34 % disent préférer le travail en entreprise, ils ne sont que 22 % chez les télétravailleurs et surtout 18 % chez ceux qui pourraient envisager à télétravailler.

Ces chiffres sont d’ailleurs confirmés par les mots positifs que les travailleurs utilisent pour dire ce que le télétravail évoque pour eux : travail, temps, liberté, maison ressortent en majorité même si l’ordre peut différer selon que l’on soit télétravailleur ou pas. Derrière ces mots, et c’est confirmé dans une question suivante, c’est l’intérêt d’une meilleure articulation entre vie professionnelle et vie personnelle qui est mise en avant (plus de 60 % des actifs et 52 % des télétravailleurs).

Les risques semblent toutefois bien identifiés

Quand on les interroge sur les risques du télétravail, les actifs pointent en premier la frontière moins claire entre le travail et la vie privée (57 % des actifs ; 56 % des télétravailleurs), un sentiment de solitude (51 % et 49 %) ; une plus grande difficulté à travailler sur un projet collectif (44 % et 39 %) et un moindre sentiment d’appartenance à l’entreprise (35 % et 41 %). Il est à noter que ce dernier risque est plus évoqué par les télétravailleurs comme si leur expérience leur donnait ce sentiment.

On peut toutefois regretter que la question de la charge de travail du télétravailleur n’ait pas été posée dans ce sondage alors qu’elle est souvent évoquée dans les rapports traitant du télétravail.

Mais les avantages aussi

Toutefois, au-delà de la meilleure articulation vie professionnelle et vie personnelle déjà évoquée, les préoccupations écologiques sont aussi mises en avant par 47 % des personnes sondées dans les principaux bénéfices que permet le recours au télétravail. Sont aussi évoqués : l’absence de déplacement, la liberté des horaires et un certain confort de vie. La responsabilisation des salariés et la préservation de la santé font partie aussi des avantages mis en avant.

Les bénéfices pour l’entreprise sont moins spontanément évoqués par les sondés. Les salariés privilégient leur intérêt personnel et l’intérêt général quand il leur est demandé de privilégier trois bénéfices sur les huit proposés. Ils sont toutefois 22 % (25 % chez les télétravailleurs) à évoquer l’amélioration des performances de l’entreprise et 16 % (20 %) y voient un meilleur climat social.

Les conditions pour que ça marche

Quand on interroge les sondés sur ce qui est nécessaire à une bonne mise en place du télétravail, c’est la qualité de l’équipement utilisé qui ressort en premier (54 % du total et 60 % des télétravailleurs). Viennent ensuite la confiance entre l’employeur ou la hiérarchie avec le télétravailleur et un accès aux documents internes de l’entreprise. Les questions d’ordre social (couverture juridique, volontariat) ou de conditions de travail (calme chez le télétravailleur et espace suffisant chez lui) sont moins évoquées. Là encore, un item sur les questions de prise en charge financière du télétravail aurait été bienvenu.


Ce sondage confirme donc la bonne image du télétravail chez les actifs français. Cette vision positive liée à la généralisation de l’Internet haut débit et maintenant à un environnement juridique plus clair, même s’il reste des lacunes, devrait permettre son développement en France dans les années à venir.

Sondage réalisé par Harrys Interactive pour Enedis auprès d’un échantillon représentatif de 1 000 personnes selon la méthode des quotas.



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