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Les apprentis du supérieur

samedi 24 octobre 2015

En 2010, 12 % des sortants de l’enseignement supérieur viennent d’une formation en apprentissage. C’est un chiffre en développement au cours des années 2000. On le trouve tant dans l’enseignement supérieur court que dans les grandes écoles. C’est ce que démontre l’enquête Cereq sur le devenir des jeunes diplômés 2010 trois ans après.

Éléments statistiques

En effet, 23 % des diplômés BTS-DUT et 31 % des licences professionnelles les ont préparés par apprentissage, de même que 20 % des diplômes d’ingénieur. Le taux d’échec est plus faible que par la voie classique de l’enseignement supérieur, avec notamment 15 % des apprentis en BTS-DUT, venant souvent d’un bac professionnel.

L’apprentissage y est encore un monde majoritairement masculin (59 %), en raison de la surreprésentation des voies industrielles dans l’apprentissage. Les apprenties se trouvent surtout dans les spécialités tertiaires en BTS-DUT, dans les licences professionnelles et les grandes écoles de management.

Les apprentis ont des caractéristiques spécifiques, sociodémographiques et quant à leur scolarité antérieure.

Dans l’apprentissage vers un bac + 2, les bacheliers professionnels sont plus nombreux que dans la voie classique où on trouve plus de bacheliers technologiques. Pour les licences professionnelles, on rencontre surtout des bacs généraux ou technologiques. Même dans les formations des grandes écoles, les bacs technologiques représentent encore 28% des apprentis et même 33 % des apprentis ingénieurs.

L’origine sociale des apprentis diffère aussi :
Les apprentis en bac + 2 ou en licence professionnelle ont plus souvent des parents ayant eux-mêmes un diplôme de l’enseignement supérieur que les étudiants bac + 2 en voie classique. À l’inverse les diplômés de grandes écoles par la voie de l’apprentissage ont des origines un peu plus populaires que les étudiants classiques : 24 % des apprentis à ce niveau ont au moins un de leurs parents ouvrier ou employé, contre 19 % des étudiants par la voie académique.

Ces deux caractéristiques montrent ce que l’apprentissage accueille des jeunes de profil différent pour leur permettre d’atteindre un diplôme de l’enseignement supérieur. Ce qui n’enlève rien à la nécessité que l’apprentissage soit aussi plus développé pour les premiers niveaux de qualification.


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