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Par ISR (investissement socialement responsable), on désigne la sélection d’actifs financiers (actions, obligations, monétaires) en fonction de critères qui, outre les critères financiers classiques (sécurité et rendement) prennent en compte les pratiques environnementales, sociales et de gouvernance des acteurs (essentiellement les entreprises) qui émettent et placent ces titres auprès d’investisseurs institutionnels (tels que la CDC, le Fonds de Réserve des Retraites la MAIF, l’Agence nationale pour les Chèques Vacances) ou de particuliers (via essentiellement des sociétés de gestion d’OPCVM – l’assurance-vie - tels que les compagnies d’assurances).
Entre 2006 et 2009 le montant des fonds ISR a triplé pour dépasser les 50 milliards €, avec une progression particulièrement forte la dernière année (+70%). Cela est dû au doublement des placements SR des particuliers, via l’assurance vie. Cela veut dire qu’il y a une demande croissante des particuliers pour placer leur épargne dans ce type de placement qui leur paraît plus sûr et parce qu’ils sont sensibilisés à une attitude et une pratique plus responsables des entreprises face aux préoccupations sociales et environnementales. De leur côté les établissements qui font la collecte ont compris l’intérêt de développer ce type de produit financier qui semble devenir plus attractif.
L’épargne salariale n’est pas en reste, elle a aussi doublé pour atteindre les 6,5 milliards € en 2009, soit 13% des placements SR. Rappelons que les organisations syndicales ont créé un comité syndical de l’épargne salariale pour initier un mouvement des salariés et des gestionnaires d’épargne salariale afin de développer ce type de placement. Cette action commence à porter ses fruits, même s’il y a encore, à l’évidence des marges de progression importantes.
Enfin, les institutionnels s’y sont aussi mis, leurs fonds SR augmentant d’une année sur l’autre des deux tiers pour atteindre 35 milliards €, soit 69% du montant total des placements SR.
Certes, cela est encore modeste au regard du volume total de l’épargne financière détenue directement ou indirectement, individuellement ou collectivement par les Français. L'ISR représente de l'ordre de entre 1 et 2 % des placements financiers des résidents en France (personnes morales ou physiques).
De plus, il va falloir attendre un certain temps pour avoir une idée de ce qu’a été le comportement des fonds ISR dans la crise financière et boursière. Mais, au-delà de la tourmente, on peut espérer que l’ISR va continuer à décoller et représenter un levier d’action sur les pratiques responsables des entreprises à l’heure où le développement durable s’impose comme la seule voie praticable.
Source : Novhetic. Le marché français ISR en 2009
http://www.novethic.fr/novethic/upload/etudes/Synthese_Marche_ISR_2009.pdf
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