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Pour l’Europe des ponts et contre l’Europe des barbelés

samedi 7 mai 2016

Dans un texte qui évoque le 66e anniversaire de la déclaration de Robert Schuman qui a donné naissance au jour de l’Europe (le 9 mai), Jean-Pierre Bobichon [1] en appelle à la responsabilité des dirigeants et des peuples d’Europe face à la situation des réfugiés.

La situation dramatique que subissent des femmes, des hommes, des enfants qui se retrouvent sur les routes pour fuir les guerres doit amener les responsables européens à inventer des mécanismes de solidarité pour trouver des solutions avec détermination, demande le texte. Les dirigeants doivent mettre devant leurs responsabilités le couple moteur de la naissance de l’aventure européenne : l’Allemagne et la France pour qu’ils persuadent, entrainent, convainquent les autres Etats membres à sortir de la politique, trop facile et irresponsable, dite de « l’autruche ».

Le texte souhaite que les dirigeants interpellent certains États membres de l’Europe centrale et orientale pour leur rappeler d’où ils viennent et pour savoir si oui ou non ils se considèrent de la famille européenne mettant en pratique la solidarité active. Il est vital et urgent de substituer au temps des discussions et des coups de menton celui des propositions concrètes et d’agir résolument, ensemble, et sans délais.

Le texte souligne que les populations en errance méritent respect et solidarité. Le devoir des dirigeants politiques, associatifs, syndicaux est d’expliquer, de faire barrage aux attitudes xénophobes, d’agir, de ne pas se laisser aller au gré des opinions publiques mais d’avoir le courage d’assumer leurs responsabilités. Il rend hommage à A. Merkel, la Chancelière allemande, qui a eu le courage de prendre ses responsabilités. Elle l’a payé, rappelle le texte, en termes de résultats électoraux dans trois Lander et…elle persiste et ne se renie pas.

Enfin, le texte dit oui à l’Europe des ponts, celle des origines de paix et de solidarité, que des États membres de l’UE n’auraient jamais dû oublier.


Source


Notes :

[1JP Bobichon, conseiller auprès de l’Institut Jacques Delors