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Que deviennent les emplois d’avenir ?

samedi 15 novembre 2014

Créés par la loi d’octobre 2012 pour proposer des solutions aux jeunes sans emploi et avec difficultés d’accès à l’emploi, de 16 à 25 ans, peu ou pas qualifiés, et aux personnes de moins de 30 ans bénéficiant de la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH), les emplois d’avenir font l’objet de contrats.
Ces contrats sont prioritairement à temps complet, à durée indéterminée ou déterminée de 1 à 3 ans, avec une aide de l’Etat de 75% du Smic pour les employeurs du secteur non marchand et de 35 % pour le secteur marchand (secteur arrêté par une liste dans chaque préfecture). Dans ces contrats, l’employeur, le salarié et le prescripteur (réseau des missions locales pour 97 % des contrats) signent une convention tripartite incluant un accompagnement et une formation.
Les emplois d’avenir concernent également les emplois d’avenir professeur accessible pour des étudiants boursiers en deuxième année de licence ou plus en leur proposant un parcours professionnalisant et en les accompagnant financièrement.

Dans sa publication d’octobre 2014, la DARES (ministère en charge du travail, emploi, formation et dialogue social), dans une première évaluation, fait apparaitre les points suivants :


  1. -1/Les contrats d’avenir sont en progression : fin 2013, 78 000 jeunes bénéficiaient d’un emploi d’avenir, ils sont 113 000 en septembre 2014 (23 000 dans le secteur marchand, 83 000 dans le non marchand dont 42% d’entrées dans des associations et 36 % dans les collectivités territoriales, et 7 000 comme professeur) ;
  2. -2/Les caractéristiques des bénéficiaires : 41 % sont sans diplômes, il y a autant de femmes que d’hommes, 3 % ont la qualité de RQTH, et 36 % résident dans un département d’Outre-mer, une commune en Zone de Revitalisation Rurale ou un quartier en Zone urbaine sensible ;
  3. -3/Les caractéristiques des contrats : 84 % sont en CDD et 16 % à durée indéterminée (66 % dans le secteur marchand, 5% dans le non marchand), 88 % des contrats sont à temps plein, une durée hebdomadaire moyenne de 34 heures, 90 % des jeunes sont rémunérés au Smic horaire. En 2013, hors emploi de professeur, 2 800 contrats ont été rompus (public plus jeune et moins diplômé), 19 % dans le secteur marchand et 8 % dans le non marchand alors que, pour les autres emplois aidés, ces taux sont respectivement de 25 et 11% ;
  4. -4/Dans le secteur non marchand, 33 % des jeunes sont dans les métiers des services à la personne. Dans le secteur marchand, 22 % sont dans l’hôtellerie-restauration-tourisme- loisir-animation et 20 % dans le commerce-vente-grande distribution, 15 % dans la construction. Les associations représentent 42 % des entrées, les collectivités territoriales 36 % ;
  5. -5/Selon la DARES, les jeunes en emploi d’avenir restent sensiblement dans les mêmes métiers que les autres emplois aidés et pas autant que prévu dans des secteurs innovants de croissance et de recrutement à venir, notamment la filière verte, le social et médico social ;
  6. -6/Toutes les conventions signées prévoient une formation par des actions d’acquisition de nouvelles compétences et une adaptation au poste de travail. La formation qualifiante est prévue dans 36 % des contrats signés. Au bout d’un an, 43 % des jeunes entrés avant juin 2013 ont réalisé au moins une formation.

    Le document :
    http://travail-emploi.gouv.fr/etudes-recherches-statistiques