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Union Medef-CGPME

jeudi 22 mars 2012

On pouvait penser que la loi sur la représentativité pousserait certains syndicats à se regrouper. Finalement, à ce jour au moins, il n’en a rien été. Le poids des cultures freine tout rapprochement

Et c’est dans le patronat que les choses pourraient bouger, alors que la loi de 2008 ne concerne pas leur représentativité !. La présidente du Medef, Laurence Parisot a déclaré récemment « Je pense qu’il est temps pour le Medef et la CGPME d’envisager un rapprochement, pour être plus puissants, plus lisibles. Je vois que la base y aspire ».

Tandis que la présidente du Medef tend donc les bras, l’UIMM, la fédération patronale de la métallurgie a décidé de suspendre sa participation au sein de la CGPME et de ne plus verser sa cotisation de 150 000 euros sur un total de 1,7 million de cotisations. D’autres fédérations professionnelles pourraient suivre cette voie.

Souci d’efficacité et d’unité face au pouvoir politique sans doute. Il faut remarquer aussi que la CGPME a tenu des positions opposées à celles du Medef et de l’UIMM sur plusieurs dossiers. Elle défend l’idée d’une représentativité assise sur une élection nationale à laquelle s’oppose avec force différentes organisations patronales, dont l’UIMM.

En outre, la CGPME a été l’adversaire le plus virulent du projet de loi sur le dialogue social dans les petites entreprises et a tenté de ralentir le processus de modernisation du management du paritarisme engagé avec les syndicats.

Début d’une recomposition ou coup d’épée dans l’eau ? Certains élus CGPME protestent avec force. Un des éléments clés de cet affrontement se trouve sans doute dans le soutien des militants CGPME à leurs responsables. Combien pèsent ceux qui sont toujours accrochés à une vision un peu passéiste de la PME et ceux qui sont entrés dans une nouvelle culture managériale ?

Il reste que la situation financière et donc matérielle de la CGPME est fragile : la part de son budget couvert par les cotisations des adhérents n’atteint pas 20% ! Cela crée une dépendance qui fragilise le discours sur l’indépendance.