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Bilan de l’emploi en 2009

jeudi 23 septembre 2010

Une destruction nette d’emplois sans précédent depuis l’après-guerre

En lien avec la contraction sans précédent de l’activité économique en 2009 (chute de 2,5 % du PIB), l’emploi salarié recule de 1,5 % entre fin décembre 2008 et fin décembre 2009, soit une perte nette de 256 100 postes de travail, alors qu’on comptait déjà 145000 postes en moins en 2008.

Un tel niveau de destructions nettes d’emploi salarié n’avait jamais été observé depuis l’après-guerre. Après onze années de hausse ininterrompue, le secteur de la construction a réduit ses effectifs en 2009 (-2,9 %).
L’emploi dans le secteur tertiaire poursuit sa baisse (- 0,4 %) et les destructions d’emploi dans l’industrie s’accélèrent (- 5,2 %). L’emploi féminin a mieux résisté aux conséquences de la crise économique : il recule de 0,7 %, alors que l’emploi masculin chute de 2,2 %. .

Pour la première fois depuis 1976, le nombre d’établissements affiliés à l’Assurance chômage a baissé (- 0,5 %, soit 7 620 unités de moins). Cette baisse concerne toutes les tailles d’établissements. L’emploi dans les établissements de 10 salariés ou plus, qui représente 75,2 % des salariés, connaît en 2009 une forte diminution (- 2,0 %), concentrant ainsi 98,5 % des pertes nettes d’emploi. Au 31 décembre 2009, 1 602 990 établissements sont recensés employant 16 287 700 salariés.
Le repli de l’emploi s’est progressivement atténué en cours d’année, l’emploi finissant par augmenter légèrement au 4e trimestre 2009. Hors intérim, dont les effectifs se sont redressés à compter du 2e trimestre 2009..

De son côté, le nombre de salariés des secteurs non marchands a progressé, principalement en raison d’un surcroît d’emplois aidés. Malgré cette conjoncture très difficile, la population active non salariée, a augmenté de manière vigoureuse, avec une population féminine et des seniors de plus en plus présents sur le marché du travail.

Une seule région et sept départements sont créateurs d’emploi en 2009. La seule région à enregistrer une hausse de ses effectifs est la Corse (+ 1,7 %, soit 1 050 emplois).

Dans huit régions, les pertes sont inférieures à la moyenne nationale (- 1,5 %) :
Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Midi- Pyrénées (- 0,4 % chacune), Aquitaine (- 0,7 %), Basse- Normandie (- 1,1 %), Limousin (- 1,2 %), Bretagne et Île-de- France (- 1,4 % chacune).
À l’opposé, les huit régions les plus touchées sont la Picardie (- 3,8 %), la Haute-Normandie (- 3,0 %), la Lorraine (- 2,6 %), le Centre (- 2,3 %), l’Alsace (- 2,2 %), Poitou-Charentes, Champagne-Ardenne et la Bourgogne (- 2,1 % chacune).

Dans ce contexte, le taux de chômage a continué à augmenter en 2009. Fin 2009, le taux de chômage au sens du BIT s’élevait à 9,5 % en métropole et à 9,9 % pour l’ensemble de la France, en augmentation de + 1,8 point de la fin 2008 à la fin 2009. La hausse du nombre de chômeurs en 2009 a été relativement plus importante pour les hommes ainsi que pour les jeunes et les seniors. La part des chômeurs de longue durée a aussi augmenté pour s’élever à 37,9 % fin 2009.


PS :

source : Dares et Pôle emploi