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GPEC : une étude sur ses limites...

dimanche 3 février 2013

La loi du 18 janvier 2005 a créé l’obligation de négocier la mise en place d’une gestion prévisionnelle des emplois et des compétences dans l’entreprise (GPEC). L’usage de cet instrument a–il eu des effets positifs pour les salariés ?

Sur appel à projets de la DARES, (Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques du ministère du Travail) un rapport d’étude, réalisé à partir de douze monographies, en montre les limites.

Huit points forts en évidence

  1. 1. De manières évidemment nuancées selon les cas étudiés, la GPEC sert peu à « prévoir » dans un but d’optimisation des moyens d’adaptation de la main d’œuvre (ou de réduction des écarts).
  2. 2. Malgré les intentions et les textes des accords, la GPEC n’est que très peu articulée aux leviers de la GRH que sont la formation, le recrutement, la mobilité, et plus encore, l’organisation du travail.
  3. 3. La loi de 2005 mixe clairement logique de compétitivité économique et logique de sécurisation de l’emploi. Mais dans les pratiques, on trouve deux types d’accords : défensifs pour gérer ou diminuer les effectifs, offensifs quand il s’agit de développement des compétences.
  4. 4. En 2012, l’objectif de développement de l’employabilité par la GPEC est surtout présent dans les intentions des pouvoirs publics et dans les réflexes des organisations syndicales.
  5. 5. La GPEC est encore souvent un vecteur d’autopromotion de la fonction ressources humaines, notamment auprès des managers.
  6. 6. La GPEC tend à être utilisée comme vecteur de communication et comme outil d’accompagnement du changement au profit des directions d’entreprises.
  7. 7. La GPEC ne prend pas en compte l’ensemble des situations professionnelles réellement induites par l’activité, mais seulement les emplois en CDI relevant du périmètre « employeur ».
  8. 8. La GPEC en 2012, individualise de plus en plus l’accompagnement des salariés.

Ce rapport apporte ainsi un regard cru sur le caractère limité et l’utilitarisme des usages de la GPEC dans la plupart des entreprises qui l’affichent. Ce pourrait être un facteur d’anticipation des mutations, de création de développements futurs et de sécurisation des emplois. Or, les entreprises gardent le plus souvent le nez sur le guidon et les perspectives financières du trimestre, voire du mois. Les syndicalistes de leur côté, craignant souvent une GPEC synonyme de coupes dans les emplois, sont-ils suffisamment demandeurs d’une GPEC dynamique et positive au contenu négocié ?


PS :

Télécharger le rapport :
Accords d’ entreprises GPEC : réalités et stratégies mises en oeuvre :
http://www.iae-paris.com/actualites...

C’est quoi la GPEC ?
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gestio...


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