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OCDE : baisse des revenus, inégalités et pauvreté

samedi 19 octobre 2013

Selon l’OCDE, la crise a diminué les revenus du travail et ceux du capital. Elle a aussi creusé les inégalités entre riches et pauvres.

La baisse des revenus

  • Entre 2007 et 2010, la crise a causé une baisse des revenus des ménages, en moyenne de 2 %, mais elle est très inégalement répartie entre les 33 pays membres de l’OCDE d’une part, et entre les 10 % les plus riches et les 10 % les plus pauvres dans la population de l’OCDE d’autre part.
  • Ce sont les revenus des ménages des pays fortement touchés par le chômage qui ont le plus reculé, tels l’Islande, la Grèce, l’Estonie, le Mexique, l’Espagne ou l’Irlande. Au contraire, les salaires ont augmenté en Pologne et au Chili, ainsi que, plus modérément, en Allemagne et en Autriche. Le revenu des ménages s’est maintenu en moyenne en France.

Les inégalités se creusent

  • L’augmentation de l’inégalité de revenus a été particulièrement forte tant dans les pays les plus fortement touchés (Irlande, Espagne, Estonie, Japon, Grèce) que dans quelques autres peu ou pas touchés par la baisse de revenus (France, Slovénie). L’inégalité a reculé au contraire en Pologne et plus faiblement aux Pays-Bas. Elle reste plus basse dans les pays nordiques.
  • Cependant, le revenu effectif des ménages a moins reculé que le revenu issu de leur travail et de leur épargne grâce aux transferts sociaux et au fait qu’ayant de plus faibles revenus ils ont payé moins d’impôts.
  • Les transferts sociaux ont augmenté dans tous les pays de l’OCDE sauf la Turquie, tout particulièrement dans les pays les plus touchés par la crise, notamment en Irlande, Nouvelle-Zélande, Estonie. La baisse des impôts directs et des cotisations sociales a été importante en Nouvelle-Zélande, Islande, Grèce, Espagne.

La pauvreté a augmenté

  • La pauvreté (revenu inférieur à la moitié du revenu médian du pays, pour l’OCDE) touche en moyenne 11 % des habitants des pays de l’OCDE. Mais là encore, les inégalités sont grandes entre le Danemark et la République tchèque où le taux de pauvreté est seulement de 6 % et des pays comme la Turquie, le Mexique ou Israël où il tourne autour de 20 % de la population. Dans l’ensemble, c’est chez les enfants et les jeunes adultes que la pauvreté a considérablement augmenté, alors qu’elle a diminué chez les personnes âgées, car les retraites ont été moins affectées par la crise que les autres revenus.

Si ces chiffres illustrent la période 2008-2010, il est à craindre, comme le pense l’OCDE, que les personnes les plus vulnérables soient de plus en plus frappées au fur et à mesure que le coût de la crise augmente.