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Proximité syndicale et élections présidentielles 2007

mercredi 30 mai 2007

Quel a été le vote des Français selon leur proximité syndicale ? ... Un sondage CSA-Liaisons Sociales du 22 avril portant sur un échantillon de 5009 personnes à la sortie des bureaux de vote du premier tour des élections présidentielles donne des informations bien intéressantes.

Une mise en garde préalable : la proximité syndicale n’est pas l’adhésion, ni a fortiori la militance syndicale. Ce que l’on approche ici, c’est la zone large des citoyens – salariés, retraités, femmes au foyer, etc. - qui se jugent plutôt proches d’une organisation syndicale ou patronale, et constituent un réservoir de sympathies et de votes aux élections professionnelles. L’échantillon n’est pas celui des 8% de syndiqués : sur eux, notons le, on sait peu de choses, tant sur leurs sensibilités politiques que sur leur appartenance aux organisations politiques ou leur pratique religieuse.
Il existe néanmoins un rapport étroit entre les organisations et leur vivier d’influence.

Les sympathisants de la FSU et de SUD se distinguent, outre l’importance de leur vote pour le PS, et pour leur vote « Gauche radicale », par leur rejet de la Droite + Extrême droite (sans l’UDF).
Les sympathisants de la CGT ont voté Ségolène Royal à 42 %. Les sympathisants CGT sont ceux, peu nombreux il est vrai, qui soutiennent le plus Buffet. Mais ils votent, davantage, le double pour la gauche radicale. En additionnant les scores de la gauche radicale et ceux de l’extrême droite on a le chiffre de 36%. La culture protestataire des sympathisants CGT est patente.

Ces trois organisations correspondent à l’image traditionnelle d’un syndicalisme soutien de la gauche dans sa diversité.

FO se caractérise par une zone d’influence répartie en cinq blocs de poids équivalent : 20 à gauche de la gauche, 25 PS, 19 UDF, 20 UMP, 14 FN.

Les sympathisants de la CFDT choisissent les partis de gouvernement avec une préférence à 39 % dans le vote PS, puis à 24 % UDF, 20 % UMP. L’originalité de la CFDT, c’est le chiffre très faible de l’extrême gauche (résultat des exclusions et des affrontements) et inexistant chez les Verts alors qu’il y a des années les écologistes faisaient un tabac dans CFDT.

Les sympathisants de l’UNSA, peu présents à la gauche de la gauche, proviennent de trois ensembles équivalents : le PS, l’UDF et l’UMP-MPF.

Les sympathisants de la CGC et de la CFTC se recrutent nettement à droite. La CFTC se distinguant par ses 14 % MPF (de Villiers), alors que la CGC est choisie par 60 % des électeurs UMP.

Enfin, les sympathisants du MEDEF et de la CGPME accordent à Nicolas Sarkozy une confiance quasi exclusive (96 %).

Comment le gouvernement dénouera t-il le débat sur la représentativité et les conditions de validité des accords sans désavouer son électorat ?

tableau à venir