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Rapport Gallois, le contenu et les propositions

dimanche 11 novembre 2012

Le sommaire du rapport Gallois et les "22 mesures" formulées dans le rapport remis au 1er Ministre.

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Rapport Gallois, le contenu et les propositions

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1re PARTIE – LA COTE D’ALERTE EST ATTEINTE.
1. Un véritable décrochage 2. Un cercle vicieux prix/hors prix bien identifié 3. Des causes structurelles a. Le premier bloc de handicaps concerne la recherche, l’innovation et la formation, mal articulées avec l’industrie b. Le deuxième bloc concerne des flux de financement insuffisamment orientés vers le tissu industriel c. Le troisième bloc de handicaps porte sur la faiblesse de la structuration et de la solidarité industrielles d. Enfin, le dialogue social est insuffisamment productif.Le marché du travail fonctionne mal 4. Le redressement est possible : la France a des atouts forts qu’elle doit valoriser

2e PARTIE – UNE AMBITION INDUSTRIELLE : LA MONTÉE EN GAMME
1. La priorité à l’investissement : un choc de confiance a. Assurer un environnement favorable à l’investissement en France : reconnaissance, stabilité, visibilité b. Le choc de compétitivité : un choc de confiance 2. Le coût de l’énergie : un atout à préserver. 3. La montée en gamme : de l’innovation à l’exportation

3e PARTIE – LA STRUCTURATION ET LA SOLIDARITÉ DU TISSU INDUSTRIEL : FAIRE TRAVAILLER LES ACTEURS ENSEMBLE
1. Faire croître le nombre d’entreprises de taille intermédiaire 2. Renforcer la solidarité des filières industrielles 3. Développer les solidarités territoriales

4e PARTIE – LES LEVIERS DE LA POLITIQUE INDUSTRIELLE
1. Une formation répondant aux besoins de l’industrie a. La formation initiale : rapprocher le système éducatif et les entreprises b. La formation continue : développer les formations qualifiantes et diplômantes 2. Un financement dynamique pour l’industrie 3. Le Commissariat Général à l’Investissement : l’instrument de l’État au service de la préparation de l’avenir

5e PARTIE – POUR UNE POLITIQUE INDUSTRIELLE EUROPÉENNE
1. Une stratégie industrielle européenne trop générale et lacunaire 2. La politique de recherche – les grands programmes au service de l’innovation et de l’ambition européennes3. La politique de la concurrence au service de la compétitivité 4. La politique commerciale extérieure au service de « l’ouverture équitable » 5. La politique monétaire extérieure au service de la croissance

6e PARTIE – POUR UN NOUVEAU PACTE SOCIAL
1. La concertation sur le financement de la protection sociale 2. La négociation sur les Institutions Représentatives du Personnel (IRP) 3. La négociation sur la sécurisation de l’emploi 4. Un Pacte Social

Les 22 propositions du rapport Gallois

1e proposition :

  1. l’État s’engage à ne pas modifier cinq dispositifs, au moins, au cours du Quinquennat : - le crédit impôt recherche - les dispositifs dits "Dutreil" favorisant la détention et les transmissions d’entreprises - la contribution économique territoriale (68 modifications de la taxe professionnelle en 35 ans !) - les incitations "sociales" aux jeunes entreprises innovantes, rétablies à leur niveau de 2010 - les dispositifs en faveur de l’investissement dans les PME,

2e proposition :

  1. introduire dans les conseils d’administration ou de surveillance des entreprises de plus de 5 000 salariés, au moins 4 représentants des salariés, sans dépasser le tiers des membres, avec voix délibérative, y compris dans les comités des conseils.

3e proposition :

  1. créer un Commissariat à la prospective, lieu d’expertise et de dialogue social. Accompagner chaque Loi de Finances d’un rapport sur la situation de l’appareil productif fondé sur les travaux du Commissariat.

4e proposition :

  1. créer un choc de compétitivité en transférant une partie significative des charges sociales jusqu’à 3,5 smic – de l’ordre de 30 milliards d’euros, soit 1,5 % du PIB – vers la fiscalité et la réduction de la dépense publique. Ce transfert concernerait pour 2/3 les charges patronales, et pour 1/3 les charges salariales.

5e proposition :

  1. mener les recherches sur les techniques d’exploitation des gaz de schiste.

6e proposition :

  1. aligner les conditions de crédit et des garanties export, en volume, quotité et taux sur le meilleur niveau constaté dans les pays avancés et créer un " prêteur direct " public.

7e proposition :

  1. sanctuariser le budget de la recherche publique et celui du soutien à l’innovation sur la durée du quinquennat.

8e proposition :

  1. créer un mécanisme d’orientation de la commande publique vers des innovations et des prototypes élaborés par des PME : objectif de 2 % des achats courants de l’État.

9e proposition :

  1. créer, au sein de la BPI, un produit constitué d’actions de préférence sans droit de vote (bénéficiant en contrepartie d’une rémunération privilégiée).

10e proposition :

  1. élaborer un équivalent du "Small Business Act", comme cadre de cohérence des dispositifs en faveur de la croissance des PME.

11e proposition :

  1. conditionner les soutiens de l’État aux actions des grandes entreprises à leur capacité à y associer leurs fournisseurs et sous-traitants.

12e proposition :

  1. renforcer la gouvernance et les moyens des comités de filières de la CNI.

13e proposition :

  1. donner aux Régions la responsabilité de coordonner l’action des différentes structures régionales en charge de promouvoir l’innovation et le développement de l’industrie, ainsi que d’animer le dialogue social.

14e proposition :

  1. systématiser la présence des entreprises dans la gouvernance de l’enseignement technique et professionnel au niveau des établissements (Conseils d’administration), des Régions et au niveau national.

15e proposition :

  1. doubler le nombre de formations en alternance sur la durée du quinquennat.

16e proposition :

  1. demander aux partenaires sociaux de négocier les modalités de mise en œuvre d’un compte individuel de formation, "crédité" soit au début de la vie active, soit chaque année, et attaché non au statut, mais à la personne.

17e proposition :

  1. confirmer aux Commissaires aux comptes qu’ils doivent obligatoirement joindre à leur avis sur les comptes de l’entreprise, un rapport sur le crédit interentreprises. Prévoir des sanctions administratives en cas de manquement aux règles sur les délais de paiement.

18e proposition :

  1. allonger la "durée" des contrats d’assurance vie par une adaptation de leur régime fiscal ; avantager fiscalement les contrats en unités de compte (c’est-à-dire investis en actions) et les "contrats diversifiés" par rapport aux contrats dits en euros (placements essentiellement obligataires).

19e proposition :

  1. doubler en cinq ans la capacité de France Investissement, la banque publique d’investissement, à développer des partenariats public-privé dans le domaine du capital-investissement pour soutenir les entreprises ayant de forts besoins d’investissement au moment de l’industrialisation de leurs innovations.

20e proposition :

  1. donner au Commissariat général à l’investissement, CGI, la mission de porter trois priorités techniques et industrielles : (1) les technologies génériques, (2) la santé et l’économie du vivant et (3) la transition énergétique.

21e proposition :

  1. accompagner toutes les décisions européennes concernant la concurrence d’un avis d’experts économiques et industriels extérieurs à la Commission ; cet avis serait public.

22e proposition :

  1. autoriser les entreprises qui le souhaitent à faire présider le Comité d’Entreprise par un représentant des salariés.