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Déplacements professionnels : la voiture majoritaire

dimanche 7 avril 2013

L’INSEE vient de publier le point sur les déplacements domicile-travail en France à partir du recensement de 2009.

Tom Tom le fabricant de GPS a publié le palmarès européen des villes les plus embouteillées. Pour la France : l’ordre des plus au moins embouteillées : Marseille championne des embouteillages, puis Paris, Nice, Lyon, Toulouse, Strasbourg, Lille, et Nantes.

Au plan national, parmi les 25,5 millions de Français quittant leur domicile pour aller travailler, 18,6 millions utilisent principalement leur voiture (73%), et 3,8 millions les transports en commun (14,9%).

La voiture est prépondérante en milieu rural (distances, absence de transports en commun) avec 90% des déplacements, contre 68% en milieu urbain, où près de 19% des personnes vont à leur travail en transport en commun.

L’Ile de France est la seule région où les transports en commun font jeu égal avec la voiture (44%). Si on se limite à Paris et aux trois départements de la petite couronne, 6 déplacements domicile-travail sur 10 se font par métro, bus ou tramway.

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En province, 80% des personnes prennent leur voiture pour aller travailler. Le deuxième mode de déplacement est la marche à pied, juste devant les transports en commun (7,5%). La part de ces derniers, qui varie entre 4 et 8% dans la plupart des régions, excède 10% en Alsace, Provence-Côte d’azur et Rhône-Alpes.

Les années 2000 ont été marquées par l’éloignement du lieu de travail : le recensement de 2009 montre que la part de ceux qui doivent quitter leur agglomération (zone urbaine) ou leur canton (zone rurale) voire leur région de résidence pour travailler a augmenté de 9% depuis 1999 !

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http://www.insee.fr/
La suggestion de la SNCF de décaler certains horaires de travail pour atténuer la saturation des transports aux heures de pointe semble séduire les Franciliens.

Selon une enquête, réalisée sur un échantillon représentatif d’un millier de Franciliens, 86 % des actifs ayant un emploi se déclarent « personnellement prêts »à adapter leurs horaires de travail si leur entreprise le leur permettait pour éviter les heures de pointe.

les trois quarts (74 %) de ces mêmes actifs estiment que la saturation des transports en Ile-de France affecte leur quotidien de façon « importante ».