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Les bénéfices d’une meilleure autonomie numérique

mercredi 24 octobre 2018

D’après un rapport de France Stratégie, remis en juillet 2018 au Premier Ministre, si, en plus de l’existant, un tiers des Français se familiarisaient avec le numérique, cela génèrerait un gain annuel de 1,6 milliard d’euros. L’appétence au numérique, aux achats en ligne, à l’économie collaborative, à la formation, à l’e-relation avec les services publics, à l’e-santé, aux réseaux sociaux, aux messageries instantanées… entrainerait une hausse du pouvoir d’achat, une baisse structurelle du chômage, une meilleure qualification de la population française, et une hausse du niveau de vie.

Le rapport cite 4 grands domaines qu’un tiers des Français devraient s’approprier, notamment les « internautes distants » ceux qui ont de faibles compétences numériques. Ils ont des difficultés pour certaines opérations en ligne : les démarches administratives, les achats, un réseau social, l’information...

-1- Les achats en ligne et l’économie collaborative. Les sites d’e-commerce (Amazon, Cdiscount, etc...), qui mettent en relation entreprises et consommateurs et les sites spécialisées dans l’économie collaborative (Le bon coin, Airbnb, BlaBlaCar...) permettent aux consommateurs d’accéder à un nombre de produits plus important à des prix parfois plus attractifs grâce à des coûts plus faibles.

-2- L’emploi et la formation. L’usage d’internet a un impact sur la réussite solaire. Un tiers de la population cible, soit plus de 200 000 lycéens et étudiants pourraient élever leur niveau global de qualification, obtenir de nouvelles compétences et un meilleur diplôme en fin d’année. Soit une meilleure performance professionnelle, la baisse du chômage et des transferts sociaux. Les sites de recherche d’emploi tels Indeed, Monsterjob, Linkedin ou Pôle emploi peuvent réduire le temps nécessaire aux recherches d’emploi et donc la durée du chômage.

-3- La relation avec les services publics : La possibilité de réaliser un certain nombre de démarches administratives en ligne plutôt qu’au guichet ou par téléphone représente une source d’économies potentielles pour l’administration et un gain de temps pour les usagers. Ceux-ci profiteraient d’un meilleur accès à l’information, ce qui pourrait aussi contribuer à la baisse de la pauvreté (voir le non-recours aux prestations sociales). Pour l’administration publique cela signifie un redéploiement de ses agents d’accueil vers l’accompagnement des personnes en difficulté.

-4- Inclusion sociale et bien-être. L’e-santé peut améliorer l’accès aux soins ainsi que leur qualité et leur efficacité. Les plateformes en ligne peuvent réduire les délais et les coûts d’obtention d’un rendez-vous ; l’accès à l’information diminue le nombre de consultations inutiles et les coûts de l’assurance maladie. Internet permet de réaliser des gains de temps importants dans beaucoup de domaines (banque, courses, achats...) qui se traduisent par plus de bien-être. Les réseaux sociaux permettent d’intensifier les contacts avec parents et amis éloignés géographiquement et peuvent réduire l’isolement, générant ainsi un gain en capital social.

Les bénéfices d’une meilleure inclusion numérique

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Les personnes éloignées du numérique représentent 28 % de la population et beaucoup éprouvent un « mal-être numérique ». Plus les individus sont âgés, moins ils utilisent ou maitrisent internet. Les ouvriers, les personnes sans activité professionnelle, les retraités, les personnes les plus pauvres sont surreprésentées parmi les personnes éloignées du numérique. On parle d’ « illectronisme ».

Le gouvernement promet une coordination des initiatives d’accompagnement et des formations en lien avec les territoires pour fédérer les acteurs : associations, collectivités locales, organismes sociaux comme la CAF, opérateurs de services publics comme Pôle emploi, et les entreprises privées qui travaillent dans ce sens.


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