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Repères sur le marché du travail

dimanche 9 novembre 2008

Au moment où le nombre des chômeurs a repris le chemin de la hausse (+50 000 en août et septembre), il est utile de se remettre en mémoire l’état du marché du travail avec l’aide de l’Insee.

25, 6 millions de personnes occupent donc un emploi, dont 90 % comme salariés (22,85 millions), à 8 sur 10 dans le secteur tertiaire. Le secteur public regroupe 2 salariés sur 10.

Près de 20 millions de salariés sont en contrat de travail à durée indéterminée, contre plus de 3 dans d’autres formes de contrats (CDD (2,15 millions), intérim (0,55 million), apprentis (0,35 million)), à l’évidence plus fragiles en période de récession.

Il en est de même des 17% des actifs travaillant à temps partiel (dont 30 % des femmes) et près d’un tiers aimeraient travailler plus, et de ceux qui sont les moins anciens dans l’emploi : 12 % des emplois sont occupés par des personnes qui travaillent dans leur entreprise depuis moins d’un an, davantage dans la construction (17%) et dans les services aux particuliers (20 %).

En moyenne sur l’année 2007, 8 % de la population active est sans emploi, un des taux les plus élevés de l’Union européenne, malgré la baisse démographique des entrées de jeunes sur le marché du travail. Rappelons qu’en 2002, le taux de chômage était de 8,6 % avec 2 396 000 chômeurs et de 9,8 % avec 2 717 000 chômeurs en 2005. Ce taux moyen est plus fort chez les jeunes, les femmes, les ouvriers, les non diplômés. 40 % sont chômeurs de longue durée (depuis plus d’un an), dont plus de la moitié depuis plus de deux ans. 60 % des chômeurs de plus de cinquante ans recherchent un emploi depuis plus d’un an, 38 % depuis plus de deux ans.

La crise financière et ses répercussions économiques devraient renforcer le mouvement de dégradation de l’emploi, et du coup rendre plus difficile le retour à l’équilibre des finances de l’UNEDIC, et par voie de conséquence renvoyer à des jours meilleurs l’idée de déplacer une partie de la cotisation chômage pour le financement des retraites. Le nombre d’allocataires va repartir à la hausse. Surtout si la conjoncture incite les partenaires sociaux et l’Etat à améliorer les conditions de l’indemnisation chômage, en particulier pour les jeunes en CDD.