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La transformation des métiers et des organisations par le numérique

mercredi 12 mars 2014

Une étude récente * insiste sur l’impact du numérique sur les métiers : elle a été produite pour Microsoft. Mais l’étude elle montre ce que les nouveaux usages du numérique vont apporter comme changements dans les métiers. Et ils sont importants !

Le premier impact sera une « irrésistible montée en compétences numériques des salariés » dans les 5 prochaines années.
Dans les entreprises de 500 salariés et plus, cela impactera tout particulièrement les salariés des directions marketing, finances et RH. Les compétences numériques seront de plus en plus nécessaires et engendreront même de nouveaux métiers.

Dans les finances, on s’attend à une explosion des volumes de données qui percuteront les compétences métiers ; les directions marketing ont déjà évolué vers la mise en place de nouveaux métiers, les directions des ressources humaines aussi, bien que moins fortement touchées.

Les nouveaux métiers seront avant tout spécialisés dans le secteur de l’informatique et du numérique et leur nom communément utilisé fleure leur origine : chief data officer, déjà dans 850 entreprises de 500 salariés et plus, data protection officer, déjà dans plus de 1 000, et community manager, déjà dans 660 entreprises, soit des métiers de création et gestion de banques de données, de la protection des données et de la gestion des communautés en ligne.

Les DRH sont déjà parties prenantes de ces transformations pour piloter les mutations, l’évolution des métiers, pour agir pour l’adaptation des organisations et proposer un « environnement de travail le plus propice à l’innovation, la créativité et la productivité des collaborateurs, indispensables à la définition de l’entreprise de demain ».

L’étude conclut que la gestion du changement et l’évolution de la culture d’entreprise sont considérés comme les principaux facteurs clés de succès.

Il est évident que le changement se passera beaucoup mieux :
- si les salariés et leurs représentants sont associés,
- si l’entreprise met en œuvre l’obligation triennale de négocier la GPEC, organise le déroulement des parcours professionnels et développe une politique de formation qui anticipe ces besoins,
- si les impacts sur les conditions de travail sont aussi discutés et les améliorations mises en œuvre.

C’est aussi le rôle des syndicats de pousser à ces négociations, et aux élus du personnel à faire émerger à temps et suivre ces dossiers dans les réunions des IRP. Et eux aussi à se qualifier en numérique…


* http://www.microsoft.com/france/hub-presse/communiques-de-presse/fiche-communique.aspx?eid=65d5516d-9fac-4530-a03f-226959e22e7e