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Travail du dimanche

jeudi 7 février 2013

Qui travaille et dans quel secteur d’activité ?

Sécurité, santé, loisirs, c’est surtout pour les autres, pour « le grand public » que certains travaillent le dimanche. Les secteurs d’activité les plus concernés par le travail dominical sont plutôt féminisés. Au total 13% travaillent régulièrement le dimanche et plus de 15% occasionnellement. Ils sont plus souvent soumis à d’autres contraintes horaires. (une étude de la DARES).

Selon la catégorie professionnelle
Le dimanche habituellementLe dimanche occasionnellement
Cadres 7,8 24,7
Prof intermédiaires 12,8 17
Employés 19,9 13,4
Ouvriers 8,8 9,8
Total 13,2 15,5

Sécurité des personnes et des biens
Les salariés qui assurent la protection et la sécurité des personnes et des biens sont ceux pour lesquels le travail du dimanche est le plus répandu. 82 % d’entre eux sont concernés par le travail dominical, 42 % travaillant habituellement le dimanche. Ce sont surtout les gendarmes, les pompiers et les surveillants de l’administration pénitentiaire qui travaillent habituellement le dimanche.

La santé et du médico-social
60 % des salariés de ce secteur travaillent le dimanche, un tiers travaillant habituellement le dimanche exercent des professions dans le domaine de la santé ou du médico-social, où la permanence des soins doit être assurée.

Les services
Dans l’hôtellerie, la restauration, les transports, les commerces, les activités culturelles ou de loisirs, près de la moitié des salariés de ce domaine travaillent le dimanche : 27 % habituellement et 21 % occasionnellement.

36 % des salariés travaillant habituellement le dimanche sont employés par l’État, les collectivités locales ou les hôpitaux publics en 2011, alors que ceux-ci n’emploient que 22 % de l’ensemble des salariés. Enfin, si la part des enseignants dans l’ensemble des salariés est restée stable (moins de 5 %), la proportion de ceux qui déclarent travailler le dimanche a fortement augmenté (de 49 % à 57 %).

Les femmes
Les femmes représentent 56 % de ces salariés habituels du dimanche pour seulement 50 % de l’ensemble des salariés. En effet, les secteurs d’activité les plus concernés par le travail dominical sont plutôt féminisés, à l’exception de la sécurité des personnes et des biens (15 % de femmes) : 85 % de femmes dans le domaine de services de santé et médico-sociaux, et 65 % parmi les enseignants. 55 % pour les domaines de hôtellerie et restauration, transports, commerces, activités culturelles ou de loisirs.

Contraintes horaires
Globalement, les salariés qui travaillent le dimanche sont plus souvent soumis à d’autres contraintes horaires, notamment lorsque le travail dominical est habituel. Ils ont plus souvent des horaires variables d’une semaine à l’autre (40 % contre 23 % pour l’ensemble des salariés) et des horaires quotidiens alternants (travail en équipe, 2×8 ou 3×8).

Progression du travail le dimanche
Le travail habituel le dimanche progresse depuis la fin des années 90.Le travail du dimanche ne peut être effectué que dans le cadre de dérogations prévues par la loi. Ces dérogations ont peu évolué depuis le début des années 1990 même si, sur les dix dernières années, de nouvelles dérogations concernant les centres d’appel (en 2005), les commerces de détail d’ameublement (en 2008) ou les zones touristiques (en 2009) ont contribué à élargir le champ des salariés concernés par le travail dominical. Ces nouvelles extensions ne sauraient toutefois expliquer, à elles seules, les évolutions observées.


PS :

voir le dossier de la DARES : http://travail-emploi.gouv.fr/IMG/p...