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Apprentissage : le bilan 2008

samedi 12 juin 2010

Le bilan 2008, publié par la DARES en avril 2010, confirme le développement de l’apprentissage : 299 000 nouveaux contrats (contre 278 000 en 2007).

L’apprentissage se trouve toujours majoritairement dans les secteurs de la construction, du commerce, de l’agro-alimentaire, dans les très petites entreprises (59 % des embauches dans celles de moins de 10 salariés), toujours très masculin (31 % des entrants sont des jeunes filles).

Cependant, on rencontre une plus grande diversité d’entreprises utilisatrices, grâce à l’essor de secteurs récents comme le service aux entreprises, les industries de biens d’équipement et de biens de consommation. La part des entreprises de plus de 250 salariés augmente (12 % des entrées). De plus en plus d’ apprentis ont déjà une qualification à l’entrée (+ de 60 %) et préparent de diplômes de niveaux IV à I (plus de 40 %) : de plus en plus prennent un deuxième contrat après une première qualification acquise par l’apprentissage (25 % des entrants). Ces évolutions modifient chaque année un peu plus l’image traditionnelle de l’apprentissage. L’apprentissage est reconnu de plus en plus comme un dispositif favorable à l’emploi au sortir du contrat d’apprentissage.

La crise a fait baisser très brutalement le nombre de contrats d’apprentissage signés au début de l’année 2009 (- 20 %). Le plan d’urgence pour l’emploi des jeunes (24 avril 2009) a renforcé les aides. Actuellement, les employeurs bénéficient d’exonérations de cotisations sociales (du 24 avril 2009 au 30 juin 2010, exonération de toutes les charges) et d’aides de la Région et de l’État (indemnité compensatrice forfaitaire de 1 000 € par apprenti et par année d’apprentissage ; et, pendant la période indiquée ci-dessus, 1 800 € pour l’embauche du premier apprenti ou d’un apprenti de plus et crédit d’impôt de 1 800 € par apprenti). De juin 2009 au 15 avril 2010 (Bilan d’étape du Sommet social), l’existence de cette prime a été utilisée dans la signature de 103 000 contrats. Et le nombre de contrats signés en 2009 est remonté à 288 000.

La crise est loin d’être finie. Il faut donc espérer que cette politique incitatrice sera maintenue au-delà du 30 juin, comme a semblé le confirmer le souhait du chef de l’État exprimé au récent Sommet social.