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Le diplôme : un investissement qui rapporte

samedi 31 août 2013

Comme le montre le Rapport sur l’éducation de l’OCDE (édition 2012) un diplôme de l’enseignement supérieur procure un avantage financier substantiel.

En plus d’avoir un taux d’emploi supérieur et un taux de chômage bien inférieur, dans les pays de l’OCDE, les diplômés de l’enseignement supérieur peuvent espérer gagner, en moyenne, 55 % de plus que les diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire ou de l’enseignement post-secondaire non supérieur. Un avantage financier qui augmente avec l’âge.

L’OCDE a calculé que dans les 34 pays qui la composent, le gain salarial brut moyen d’un diplôme est de 250 000 euros pour les hommes et de 175 000 euros pour les femmes au cours d’une vie professionnelle. Bien sûr, il faut retirer de cet avantage le coût de l’investissement, soit les coûts d’inscription dans l’enseignement supérieur, le non salaire pendant les études, les cotisations sociales et impôts plus élevés vu le niveau de salaire, en moyenne 100 000 euros. L’OCDE montre que, selon les pays, ou les études sont chères, financées par les familles et les impôts sur les futurs salaires sont plus faibles, ou l’enseignement supérieur est financé par les pouvoirs publics et les impôts sur les salaires postérieurs sont plus élevés ; les effets de la fiscalité et des frais de scolarité « se neutralisant jusqu’à un certain point », dit le rapport.

Au total en France, le gain net moyen est de 120 000 euros pour les hommes, soit un rendement de 9,90 % de l’investissement – taux très élevé -, mais seulement un gain net moyen de 82 000 euros pour les femmes, soit malgré tout un rendement de 9,4 % !

Cependant, la crise apporte des modifications, à la baisse, notamment pour le salaire des jeunes diplômés. La Conférence des grandes écoles a publié une enquête montrant qu’entre 2000 et 2013, le salaire des jeunes diplômés des écoles de commerce et de management a baissé de 15 % et celui des nouveaux ingénieurs de 11 %. Malgré l’effet de primes complémentaires, la baisse en euros constants est de 5 % : l’effet du moins grand nombre de postes mis au recrutement. Et cela s’accompagne pour les jeunes diplômés d’un temps d’attente plus long pour être recrutés.